Info A3P: OMS-santé-pharmacie (10/03)
Paludisme: l'OMS recommande la généralisation d'un test pour le diagnostic
La lutte contre le paludisme, qui affecte 250
millions de personnes dans le monde par an, passe par le recours automatique à
un test pour obtenir des diagnostics justes, a estimé mardi l'Organisation
mondiale de la santé en présentant ses nouvelles recommandations.
Dans son guide actualisé sur la lutte contre la maladie due à un parasite
transmis par les piqûres de moustique, l'OMS estime urgent d'empêcher une
augmentation des résistances aux traitements et notamment au médicament phare,
l'artémisinine.
Cette lutte passe en premier lieu par une administration plus ciblée des
traitements médicamenteux.
Pour cela, "l'OMS recommande de procéder à un test diagnostique pour tous
les cas présumés", a ainsi expliqué son directeur du Programme mondial de
lutte antipaludique, Robert Newman lors d'un point de presse.
Un test efficace et facilement utilisable est désormais disponible, fait
valoir l'organisation soulignant que les traitements basés sur les seuls
symptômes cliniques augmentaient les problèmes de résistances en cas de
mauvais diagnostic.
"Le passage à un test universel du paludisme est une étape cruciale dans la
lutte contre cette maladie", a insisté l'OMS dans un communiqué.
Par ailleurs, l'OMS préconise de "retirer du marché la monothérapie orale à
base d'artémisinine" arguant que son utilisation accélère également "le
développement de la résistance des parasites".
L'organisation recommande depuis plusieurs années les associations
médicamenteuses à base d'artemisinine (ACT). Dans son nouveau guide, elle
ajoute un cinquième médicament ACT, la dihydroartémisinine-pipéraquine.
Par ailleurs, l'OMS a publié mardi son premier guide d'achat de médicaments
dans lequel elle souligne l'importance de la qualité des antipaludiques.
"Il est essentiel que nous travaillions avec les pays pour leur fournir des
médicaments de grande qualité car l'utilisation de médicaments de qualité
insuffisante -- contrefait ou monothérapie -- est terriblement dangereuse", a
insisté le Dr Newman.
La moitié de la population mondiale est exposée au paludisme qui provoque
chaque année 860.000 décès, essentiellement en Afrique, selon l'OMS.
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